Guillaume BRAME, Artiste, Ancien élève à l’Ecole Perceval, Chatou – APAPS

J’ai rejoint l’école Perceval (Chatou) en 11è (1è), après avoir fait tout le cursus scolaire dans des établissements publics. À vrai dire ce sont mes parents, qui, voyant mon sérieux et ma motivation pour les études s’effriter, m’ont proposé Perceval. C’est avec l’attitude blasée d’ado frustré que j’ai fait ma rentrée, je ne savais pas bien où je mettais les pieds ; mais j’ai vite changé d’avis. En seulement deux ans j’ai noué les amitiés les plus solides que je n’ai jamais eues.

Changer de pédagogie m’a révélé que le système compétitif, focalisé sur les résultats dans lequel je me trouvais jusqu’alors me sabotait. Ces deux années m’ont aidé à trouver et maintenir un bon niveau même dans les disciplines que je n’appréciais pas ; j’ai gagné en confiance en moi, appris à parler devant un public d’inconnus, intégré que n’importe quel projet était le fruit d’une collaboration et non d’une performance individuelle. De façon générale fréquenter cette école m’a énormément apporté sur le plan relationnel, et de l’affirmation de soi. Enfin, ce programme m’a donné le courage et le soutien nécessaire pour me lancer dans les arts et assumer de ne pas avoir de carrière toute tracée, en dépit des angoisses et a priori négatifs de mon entourage à ce sujet.

La pédagogie Steiner a planté de bonnes graines pour mon développement. Elle m’a aidé à être anticonformiste avec justesse (jusqu’alors ce n’était que provocant ou ridicule). Cela m’a beaucoup aidé lors de ma formation aux Arts Décoratifs de Paris, et encore aujourd’hui dans mon activité artistique, où pensée hors-cadre et forte individualité sont indispensables. Aussi je crois sincèrement que mon passage à Perceval a joué un rôle déterminant dans mon tempérament compatissant et tolérant, et posé des fondations saines à mon développement personnel, spirituel et mon éco-responsabilité. Aujourd’hui je me sens épanoui, solide et reconnaissant des expériences que j’ai vécues. Avec ma conjointe nous vivons depuis trois ans à Montréal, Canada, et si nous avons la chance d’avoir des enfants, nous opterons certainement pour un établissement Steiner-Waldorf.