Lucile POMMIER, Graphiste, Ancienne élève à l’Ecole Rudolf Steiner, Sorgues – APAPS

J’ai été élève dans une école Steiner-Waldorf du CM2 à la fin de ma seconde. Grâce à une exigence bienveillante et à la confiance que les professeurs nous donnent, est née en moi une envie de comprendre, de savoir, de connaître les choses et le monde. L’ouverture à tous les possibles, sans restriction.

Étant enfant, on nous permet de rêver le monde, de rêver notre vie. J’ai appris à être actrice de mon apprentissage, de ce qui m’entoure, et cela compte encore aujourd’hui. Le travail de fin de cycle demandé à chaque élève à la fin de son cursus est une forme très aboutie de cette confiance et de cette exigence bienveillante dont chaque enfant est entouré. Il permet d’explorer un sujet que l’élève choisit. C’est quelque chose vers quoi tendre en cette dernière année. Un projet dans lequel nous nous investissons individuellement et qui a toute l’importance que nous lui donnons. Le mien portait sur la calligraphie chinoise – que j’ai étudiée cette année-là – et occidentale, que nous apprenions en cours d’art depuis quelques années et que j’ai approfondie. Ce projet peut être décisif pour l’avenir, ou pas, il reste néanmoins toujours des traces de cette fierté de mener au bout un projet aussi engageant lorsqu’on a 17 ans. Ça m’a été bénéfique, c’est certain !

Après une licence de Lettre & Arts je suis devenue graphiste et c’est grâce aux écoles Steiner-Waldorf et à mes professeurs qui ont permis que se construise cette confiance en moi-même.